Qu'est-ce que j'aime ça.
Oh bordel, qu'est-ce que j'aime ça.
Qu'est-ce qui se passe ?
Est-ce que je suis en train de t'écrire un message malsain, à la limite de l'indécence ?
Pas du tout : je viens juste de finir une page de vente pour un client.
Et tu sais quoi ?
J'ADORE ÇA.
À chaque fois, c'est la même chose : je commence avec un truc difforme, qui n'a aucun sens …
Et je finis avec un joyau, pur et poli.
Parce que tu sais, j'ai beau avoir rédigé plus d'une centaine de page …
Faire ça depuis 3 ans …
Au départ, c'est toujours pareil :
Je me retrouve avec un bloc de marbre.
C'est gros, ça prend de la place, et je ne sais pas par où commencer.
Qu'est-ce que je suis sensé à faire avec ce truc, hein ?
Alors comme toujours …
Je cherche.
Je regarde le bloc sous tous ses angles …
Je l'inspecte …
J'essaye de voir ce que je peux en faire …
Bon.
À un moment, j'ai assez tourné autour du bloc.
Alors je prends mon burin.
C'est le moment où je commence le travail.
Où j'ai assez étudié les frustrations et les désirs de mes prospects …
Et où il est temps de leur parler.
Alors je mets des petits coups de burin.
Par-ci par-là.
Au départ, on ne peut pas vraiment dire que c'est beau.
Je mets des petits coups à droit à gauche …
J'écris des ensemble de phrases de façon un peu aléatoire …
Et ça ressemble plus à une caricature qu'à une belle statue grecque.
Mais ce n'est pas grave : je continue.
Je sais que c'est le début …
Que ça prend forme …
Et que tout ça fait partie du jeu.
Puis au bout de quelques minutes ?
Après avoir bien gratté la surface ?
Après avoir mis des dizaines et des dizaines de coup de burin ?
Ça y'est : la lignée de la statue se dessine enfin.
C'est la structure de la page qui apparait.
J'ai assez tourné autour du bloc de marbre.
J'ai assez mis de petits coups de burin pour dessiner un semblant de personnage.
Désormais, il est temps d'attaquer le gros du travail.
Là ?
C'est moment préféré.
Celui où je m'amuse.
Où je prends mon pied.
Je repasse sur tout ce que j'ai déjà fait et qui n'est que brouillon …
Et j'en fais de l'art.
Je repasse sur mon titre pour qu'il soit poignant et convaincant.
Je repasse sur mon introduction pour qu'elle montre à mon prospect que je le connais sur le bout des doigts.
Je repasse sur mon offre pour susciter une envie irrésistible de l'obtenir.
Et je continue.
Je montre à mon prospect à quel point il fait bien d'acheter, qu'il est sûr d'en avoir pour son argent.
Je démontre la crédibilité du produit vendu, qu'il n'y a pas mieux.
Puis je finis en beauté.
En l'inspirant …
En lui montrant à quel point sa vie va changer une fois qu'il aura pris le produit en question …
En le faisant se sentir bien.
À ce moment-là …
Le gros bloc de marbre difforme du début s'est transformé en une sublime statue.
Une statue fière.
Ordonnée.
Qui charme et qui convainc.
Je pourrais finir sur ça. Je pourrais en rester là.
Mais je ne veux pas.
Ce que je viens de créer est beau, et possède trop de potentiel pour en rester-là …
Alors j'édite.
Je fais les finitions.
Je repasse sur les plus beaux morceaux de ma statue … sur ces phrases qui ont un pouvoir émotionnel puissant, que je développe pour toucher mes prospects.
J'enlève les dernières imperfections qui pourraient rester, avec de délicats coups de burin.
Et finalement ?
C'est la fin.
Je dépose mes outils.
Je me lave les mains.
Je prends un pas de recul.
Et je constate que le gros bloc de marbre s'est transformé en un véritable chef-d'oeuvre.
Ce qui n'était rien il y a encore quelques heures est devenu un Michel-Ange de David …
Et j'en suis fier.
J'ai devant moi une page de vente sublime, concrète, qui motive les troupes et rapporte de l'argent.
Tout ça grâce à la persévérance.
À la patience.
Et à la connaissance.
C'est la noblesse du copywriter …
Et c'est pour cela que je fais ce métier.
C'est pour cela que je t'enseigne mon art à travers mes contenus.
Et c'est pour cela que je continuerai à te l'enseigner - encore et encore.
Car toi aussi …
Tu mérites de concevoir de magnifiques statues.
À demain pour une nouvelle leçon de sculpture,
- Théo "L'architecte qui voulait devenir copywriter" Rossi