Hier soir, j'ai mangé chez l'un de mes meilleurs amis :
Antonio.
Je ne sais pas si je t'en ai déjà parlé …
Mais ce mec est atypique.
Déjà parce que c'est un Chinois avec un prénom Espagnol …
Mais surtout parce qu'il ne paye pas de mine quand tu le vois comme ça dans la rue - alors que c'est un véritable champion de boxe.
Si tu me suis sur
Insta, tu sais que je boxe souvent avec lui …
Et hier n'a pas dérogé à la règle.
Ce qu'on aime bien faire avec Antonio une fois qu'on s'est mis sur la gueule ?
C'est faire un saut à la plage juste à côté …
Puis revenir à la maison manger la cuisine de sa maman.
Là, il faut que je te dise un truc :
Des plats comme ça, tu n'en as jamais mangé.
Pourquoi ?
Parce que c'est bon.
Parce que c'est sain.
Parce que c'est unique.
Je t'avais dit un jour que je ne mangeais plus de viande.
Une des principales raisons de ce changement ?
Ce fut la mère d'Antonio - qui m'a permis d'augmenter mes connaissance sur la nutrition - et qui fait de si bons plats végétariens que je me suis dit qu'il fallait que je m'y intéresse.
Si je te raconte tout ça ?
C'est parce qu'Antonio et sa mère commencent à penser au business.
Alors non : pas un business en ligne …
Mais bien un business de cuisine.
Le concept serait simplissime :
Les bons plats de la mama Chinoise à emporter - qui sont bons à manger et bons pour la santé.
Je suis certain que cela pourrait cartonner.
Du coup, hier, au cours du repas ?
On a commencé à parler.
À brainstormer.
Et à penser marketing.
Pour moi, le plus important dans un business de bouffe ?
C'est l'identité qu'on va lui donner.
Tu me connais : je vends essentiellement en ligne, et mon dada ce sont les formations.
Mais le truc, c'est que j'ai vendu dans teeeeellement de thématiques différentes lorsque j'étais copywriter professionnel …
Que je sais à peu près tout vendre.
La force de se concentrer sur les grands principes qui marchent partout plutôt que sur les petits tactiques éphémères qui s'essoufflent au bout d'un mois ;-)
On était donc là hier autour de la table à réfléchir à un nom, à un concept, à une marque pour ce futur business.
Je me souviens quasiment de toute la conversation …
Donc je vais te la retranscrire dans les grandes lignes - en mode dialogue - comme si tu y assistais.
Lis-la …
Essaye de voir les principes marketing qui y sont cachés …
Et je te dirais ensuite de façon précise ce que j'ai fait pour être sûr que leur business marche - et à quel point cela peut impacter le tien.
C'est parti …
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Maman d'Antonio : Moi j'ai pensé au nom Go Vegan, c'est bien ça Go Vegan.
Antonio : Mā (NDLR : Maman en Chinois) … si tu mets Vegan, ça donne une mauvaise image tout de suite …
Maman d'Antonio : Et pourquoi ? Go Vegan c'est génial, les gens ils veulent manger mieux, ils veulent manger vegan !
Moi : Non justement Ella (c'est son prénom), Antonio a raison. Tu as bon sur le fait que les gens veulent mieux manger … mais tu fais un raccourci dangereux là.
Maman d'Antonio : Hein ?
Moi : Je t'explique. En fait, il faut toujours se mettre à la place du consommateur. Du client.
Est qu'est-ce qu'il veut le client ? Est-ce qu'il veut manger vegan ?
Non.
Ce qu'il veut, c'est bien manger.
Il veut que ça soit bon, il veut que que ça soit sain. Tu as raison en disant que les gens veulent mieux manger aujourd'hui : il y a une tendance du repas healthy, et on va surfer sur ça. C'est top.
Mais si tu mets "Vegan" directement dans ton nom ? Il y a des gens qui ne vont même pas chercher à comprendre et qui vont dire "Oh, pas de viande de la merde, je viens pas" …
Alors qu'ils auraient pu adorer et devenir clients ! Tout ça parce que tu les freines dès le départ.
Antonio : Voilà, c'est ça !
Maman d'Antonio : Mmmh …
Moi : Alors que si tu ne mets pas de barrière à l'entrée …
Que tu as un nom plutôt sympa et qui donne envie …
Tu vas avoir des gens qui vont se "laisser avoir".
Qui vont manger un repas sans viande - et comme ce que tu fais est super bon avec pleins d'épices et tout - ils vont se dire :
"Ah ouais, mais c'est pas si mal en fait vegan. C'est même bon. Ok, je reviendrais".
Tu vois le truc Ella ?
Maman d'Antonio : Ok je vois … du coup tu proposes quoi comme nom ?
Moi : Ben on a pensé à un truc avec Antonio, qui est tout con au final. "Chinoiserie".
Antonio : C'est La Chinoiserie Mā !
Moi : Hahaa. Tu sais quand on vient manger chez toi avec les autres, et qu'à chaque fois on prend nos téléphones, qu'on filme les plats, et qu'on dit tous "Chiiiinoooooiseriiiiie" ?
Eh bien à chaque fois qu'on mets ça sur Instagram, les gens rigolent.
Les gens disent que ça à l'air bon.
Les gens disent "Haha, encore de La Chinoiserie !"
Laisse-moi te dire un truc : là, on est assis sur un mine d'or.
Pourquoi ? Parce que le concept est DÉJÀ créé !
Le plus dur avec un business de bouffe, c'est l'histoire.
Le concept.
La marque qu'on va lui donner, pour que les gens l'associent à quelque chose de personnel.
Ici ? C'est déjà fait.
Il y a déjà ce concept de Chinoiserie.
C'est à dire : les bons plats sains préparés par la Mama, qui sont ultra-nourrissants et super bons.
Maman d'Antonio : Mmmh … (NDLR : Elle dit tout le temps "Mmmh")
Moi : Le reste, c'est juste du storytelling. Il faut montrer aux gens qu'il y a un vrai truc derrière La Chinoiserie. Qu'il y a une histoire.
Cette histoire ?
Là aussi on l'a déjà.
C'est la nôtre. En gros on va dire que chaque semaine quand on venait le vendredi et qu'on boxait entre nous on faisait du sport …
Qu'on avait faim après …
Qu'on montait dans la cuisine en haut en sentant la bonne odeur …
Et que tu nous régalais avec de belles grosses assiettes - pour tout le monde - et qu'on kiffait notre vie.
Parce que c'est fait maison.
Parce que c'est bon et sain.
Parce que c'est un moment convivial.
Qu'est-ce que t'en penses Ella ?
Ella : C'est vrai que c'est ça La Chinoiserie …
Cet email peut paraitre amusant, car je te parle d'un truc sympathique, de mon meilleur pote, et que je retranscris une conversation marrante.
Mais à l'intérieur de tout ça ?
Il y a d'énormes leçons pour développer leur business - et notamment le tien.
Ça peut paraitre prétentieux …
Mais cette simple discussion de 15 minutes ? J'aurais pu la facturer 500€.
Car je dis qu'il faut se concentrer sur le client et non sur ce qu'on veut nous (c'est primordial et ça sauve la vie, car si tu commences à partir sur tes envies tu échoues dès le départ).
Car je dis qu'il faut penser à une marque (et non faire quelque chose d'impersonnel).
Car je montre qu'il ne faut pas avoir peur d'être personnel (pour que les personnes retiennent et parlent autour d'eux du concept).
Et enfin parce que je montre que dès le début, il faut penser à une histoire à raconter …
Car c'est ainsi qu'on devient unique …
Que les gens s'approprient le concept …
Et que la marque peut briller dans tout le Sud, dans toute la France, dans tout le Monde.
Voilà pour le coaching de 15 minutes à 500 balles.
J'espère que tu as apprécié,
Je compte sur toi pour appliquer tout ça à ton business,
Et je te dis à demain pour une nouvelle leçon,
- Théo