Il était une fois, deux généraux voulant que leur armée parte en guerre.
L'ennemi était là, aux portes de la maison, pouvant attaquer à tout moment …
Et il fallait riposter.
C'était une question de vie, ou de mort.
Le rôle des deux généraux était donc énorme.
Ils devaient réussir à convaincre leurs troupes de partir en guerre - et de tout niquer.
Quand le premier général prit place sur l'estrade, il commença un discours magnifique.
Il utilisa de grands et sublimes mots …
Essayant de faire un beau discours …
Et tout le monde applaudit à la fin, criant à sa prospérité et à sa gloire.
Quand il se fut retiré …
Ce fut au tour du deuxième général de prendre place.
Son discours fut totalement différent.
Cette fois, il n'y eut a pas de longues et chaudes déclarations passionnées.
Pas de superlatifs.
Pas de "beaux mots".
À la place ?
Ce général insista sur l'importance de défendre sa patrie …
Sur le rôle essentiel que ses soldats allaient jouer …
Et sur l'importance de le faire là - maintenant tout de suite.
Quand le général finit son discours …
Personne n'applaudit.
Pas même un sifflement … pas même un hourra.
Mais deux minutes après ?
Tous les soldats partaient vers la réserve où les arme étaient entreposées - pour se préparer et partir en guerre.
Cette histoire est bien entendu une histoire fictive.
C'est un exemple plutôt connu dans le monde du copywriting, et je l'avais entendu il y a quelques années lorsque je suis tombé dedans.
Mais tu sais quoi ?
C'est l'un des MEILLEURES métaphores que je connaisse pour décrire ce qu'est le BON copywriting.
J'aimerais que tu te poses franchement la question :
Qu'est-ce que tu préfères ?
Est-ce que tu préfères recevoir des tas réactions te disant que tu écris super bien, de la validation de tes pairs, mais rien de concret lorsque tu rédiges un texte ?
Ou bien est-ce que tu préfères que ta boite mail soit vide de réponses - mais pleine de notifications Stripe et Paypal, car tout le monde s'arrache ce que tu vends ?
On est d'accord.
C'est ce que Gary Halbert (l'un des meilleurs copywriters ayant existé) disait également.
Quand il finissait ses pages de vente, il avait l'habitude de la lire à ses amis, ou à des membres membres de sa famille.
Son but ? Toujours la même chose :
Avoir des réactions du deuxième général.
S'il finissait de lire sa page de vente et que la personne en face de lui lui disait "Wow, trop bien Gary ! C'est franchement bien écrit !" …
Il savait qu'il avait échoué - et qu'il n'avait plus qu'à recommencer.
EN REVANCHE ?
S'il lisait cela à un ami par exemple, et que ce dernier lui disait à la fin de la lecture "Euh … c'est où qu'on peut acheter ce produit déjà ?"
Il savait qu'il tenait un copywriting gagnant.
La morale de cette histoire est simple :
On se bat totalement les couilles fiche d'écrire pour des applaudissements ou des exclamations sur notre prose.
Laissons ce jeu enfantin aux amateurs.
Nous ?
Nous sommes des professionnels.
Qui traitons notre projet comme un véritable business.
Qui a du potentiel.
Et qui comprenons donc que nos textes de vente n'ont qu'un seul et unique but :
Communiquer un désir si irrésistible autour de notre offre que nos prospects veulent acheter maintenant tout de suite - et qu'ils ne peuvent pas s'en empêcher.
C'est comme ça qu'on fait de l'argent.
Comme ça qu'on aide nos lecteurs.
Comme ça qu'on bâtit un empire.
À demain,
- Théo "Je ne suis pas général mais nous sommes tous une armée" Rossi